Jésus guérit les malades

DEUXIÈME JOUR
Prescription de Dieu aux malades

« Quelqu’un parmi vous est-il malade, qu’il appelle les anciens de l’Eglise et que les anciens prient pour lui en l’oignant d’huile au nom du Seigneur. La prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera. » (Jas 5.14,15)

Ce texte biblique est, de tous, celui qui déclare le plus clairement aux malades ce qu’ils ont à faire pour obtenir leur guérison. Les maladies et leurs conséquences abondent dans le monde, aussi quelle joie pour le croyant d’apprendre de la Parole de Dieu qu’elle pourvoit au moyen de guérir les malades ! La Bible nous enseigne que la volonté de Dieu est de voir ses enfants en bonne santé. Saint Jacques n’hésite pas à dire que la «prière de la foi sauvera le malade et que le Seigneur le relèvera. Que le Seigneur nous apprenne à écouter, à recevoir avec simplicité ce que nous dit sa Parole !

Remarquons d’abord que Jacques établit ici une distinction entre la souffrance et la maladie. Il dit au : (Jas 5.13) « Quelqu’un parmi vous est-il dans la souffrance, qu’il prie. » Il ne dit pas ce qu’il faut demander dans ce cas-là, il dit encore moins qu’on doive demander d’être délivré de la souffrance. Non, la souffrance qui résulte de diverses causes extérieures est le partage de tout chrétien. Comprenons donc que le but de Jacques est d’engager le croyant éprouvé à ne demander la délivrance qu’avec un esprit de soumission à la volonté de Dieu, à demander avant tout la patience qu’il considère comme le privilège du croyant. (Jas 1.2-4,12 ; 5.7,8).

Quand viennent ces mots : « Quelqu’un parmi vous est-il malade, » Jacques répond tout autrement, Il dit alors avec assurance que le malade peut demander la guérison avec la confiance de la recevoir, et que le Seigneur l’écoutera. Il y a donc une grande différence entre la souffrance et la maladie.

Le Seigneur Jésus a parlé de la souffrance comme étant nécessaire, voulue et bénie de Dieu, tandis qu’il dit de la maladie qu’elle doit être guérie. Toute autre souffrance nous vient du dehors et ne cessera que lorsque Jésus triomphera du péché et du mal qui sont dans le monde, tandis que la maladie est un mal qui est dans le corps même, dans ce corps sauvé par Christ pour qu’il devînt le temple du Saint-Esprit, et qui par conséquent doit être guéri aussitôt que le malade reçoit en lui par la foi l’action du Saint-Esprit, la vie même de Jésus. Plus tard je reviendrai encore sur ce sujet pour le développer davantage. Il suffit pour le moment d’attirer l’attention du lecteur sur la grande différence que fait l’Écriture entre la souffrance et la maladie.

Quel est le conseil donné ici au malade ? « Qu’il appelle les anciens de l’Eglise et que les anciens prient pour lui. » Dans ce temps-là il y avait des médecins, mais ce n’est pas à eux que le malade doit s’adresser. C’est aux anciens de l’Eglise qu’il doit avoir recours. Les anciens étaient alors les pasteurs et conducteurs des Églises, appelés au ministère non parce qu’ils avaient fait des études de théologie, mais parce qu’ils étaient remplis du Saint-Esprit et bien connus par leur piété et leur foi. Qu’était-il besoin de leur présence auprès du malade ? Le malade n’aurait-il pas pu prier lui-même ? Ses amis aussi ne pouvaient-ils pas le faire ? Oui, mais il n’est pas toujours si facile à chacun d’user de cette foi qui obtient la guérison, et c’est sans doute là une des raisons pour lesquelles Jacques veut qu’on appelle les hommes dont la foi était ferme et sûre ; en outre ils devaient représenter auprès du malade l’Eglise, l’ensemble du corps de Christ, car c’est la communion des croyants entre eux qui engage l’Esprit à agir avec puissance ; enfin ils devaient, à l’instar du grand Pasteur des brebis, prendre soin comme lui du troupeau, s’identifier avec le malade, comprendre ses maux, recevoir de Dieu le discernement nécessaire pour l’instruire et l’encourager à persévérer dans la foi.

C’est donc aux anciens de l’Eglise qu’est confiée la guérison des malades, ce sont eux, les serviteurs du Dieu « qui pardonne les iniquités et qui guérit les maladies », (Ps 103.3) qui sont appelés à transmettre aux autres les grâces du Seigneur pour le corps et pour l’âme.

Enfin vient une promesse plus directe encore, celle de la guérison. Plus tard nous répondrons à diverses questions qui se sont élevées à cet égard. Pour le moment, remarquons seulement qu’ici l’apôtre parle de la guérison comme de la conséquence certaine de la prière faite avec foi. « La prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera. » Cette promesse doit stimuler chez tout malade le désir et l’attente de la guérison. Si on reçoit ces mots avec simplicité et tels qu’ils sont écrits, ne doit-on pas voir là une promesse illimitée, offrant la guérison à quiconque prie avec foi ? Que le Seigneur nous apprenne à étudier sa Parole avec la foi d’un coeur vraiment croyant !

Voir la note Ire.

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