Le Miracle de l’Esprit

— CHAPITRE 5 —

LE CONTRAT QUI CHANGE TOUT

L’opération préliminaire : LA CONVICTION DE L’ESPRIT (III)

La foi, c’est une identification

Lorsque Christ te dit de croire « dans » lui, il y a au fond de cette expression, comme nous l’avons dit, l’idée d’une intégration. Il te demande de te fier entièrement à lui au point que toute ta vie fusionne avec la sienne. Tu te remets à lui sans réserve. Tu vis ensuite par lui, pour lui, de lui, comme la branche greffée sur l’arbre. « Croire en Christ » signifie « s’intégrer en lui ». C’est un acte d’identification. Mais cet acte n’est pas inspiré par la crainte, il est au contraire l’expression de l’amour véritable.

L’homme ayant été créé à l’origine selon l’image de Dieu, est fait pour aimer. Tout le monde vit pour aimer et pour être aimé et dans le mariage cette aspiration trouve, ou plutôt devrait trouver, son comble. En s’identifiant l’un à l’autre sur tous les plans et dans tous les domaines de leur vie, les jeunes époux découvrent le sens de leur existence.

Il n’est donc pas surprenant que Dieu, dans ses rapports avec toi, cherche et exige même une identification réelle, profonde, entière des deux êtres, le sien et le tien. Dieu est amour, c’est lui-même qui le dit. Comment peut-il être satisfait d’autre chose que de ton amour ? Toi non plus, tu ne peux jamais être satisfait, tu ne peux trouver aucune raison d’être définitive, tant que tu n’acceptes pas de t’identifier à celui qui t’a créé et qui t’aime.

Ainsi, à partir d’aujourd’hui, tu ne vis plus pour toi-même, tu vis pour Dieu. Tu lui appartiens, non seulement parce qu’il t’a créé, mais encore davantage parce qu’il t’a racheté au prix du sang précieux de Jésus. Tu lui apportes tout ce que tu es et il t’accepte. Tu lui as concédé ton cœur, la carcasse de ton ancienne personnalité, morte, irrécupérable ; tu lui as donné ton péché, toute ta faillite. Il te reçoit tel que tu es.

Dieu honore ce geste. Il te prend au mot et lui-même parachève cette identification. Si Dieu donc te considère identifié à son Fils, la chose est faite. Cet acte est divin, irrévocable, car la Parole de Dieu est plus réelle, plus permanente que l’univers, comme Jésus l’a dit1. Dès maintenant tu portes en toi la signature de Dieu, cette signature qui représente la réalité même. Christ dès aujourd’hui est à toi, comme tu es à lui.

1 - Matthieu 5.18 ; 24.35

Le divin contrat

Depuis les temps les plus reculés les hommes ont trouvé nécessaire de confirmer leur promesse par un contrat ou une alliance. Toute la structure de la société humaine est construite sur un système de contrats.

Il n’est pas étonnant que Dieu aussi, pour convaincre l’homme du sérieux de sa parole, ait renforcé de temps en temps sa promesse par un contrat ou une alliance. Dans la Bible, il est question de dix alliances faites par Dieu avec les hommes. Ainsi, il a fait un contrat ou une alliance avec Abraham1, une autre avec Israël par Moïse au mont Sinaï2, une autre avec David3. De même, comme le prédisaient les prophètes4 et comme nous le confirme le Seigneur Jésus lui-même5, Dieu a fait avec nous une nouvelle alliance, un nouveau contrat, le nouveau testament par le sang de son Fils.

Or, à l’instant où Dieu achève ton identification avec son Fils, il signe ce contrat avec toi. Contre ta signature, ton assentiment, ton engagement définitif, Dieu appose sa signature irrévocable et éternelle. Il scelle son alliance avec toi par le sang de son Fils. À partir de cet instant, l’union est faite entre toi et Jésus. C’est alors que tu es sauvé6. Pas avant.

1 - Genèse 15.18 ; 17.7
2 - Exode 24.8
3 - Psaumes 89.4-5,35-38
4 - Jérémie 31.31-34 ; Hébreux 10.15-17 ; Ezéchiel 36.25-28 ; 37.26-28
5 - Matthieu 26.28 ; Marc 14.24 ; Luc 22.20
6 - Hébreux 7.27 ; 8.6-13 ; 9.11-15, 24-28 ; 10.12-22

Un jeu de mots ?

Un jeu de mots ? Un langage figuré ? On serait tenté de le croire ! Dire que je suis mort, que je suis juste aux yeux de Dieu, que mon péché n’existe plus pour lui, cela paraît à première vue un langage mystique ou prétentieux, une belle théorie, un idéal qui ne correspond à aucune réalité de ma vie de tous les jours. Je suis trop conscient de mon mauvais cœur, à présent plus qu’avant ; conscient des actes, des paroles, des pensées qui ne viennent pas de Dieu. Tout cela semble contredire la vérité que je viens d’entendre. Le diable ne tarde pas à exploiter ce dilemme pour saper ma joyeuse confiance en Dieu.

Pourtant, si Dieu le dit, la chose est vraie et c’est dans la mesure où je crois à sa Parole que je réalise effectivement la puissance de cette Parole dans ma vie quotidienne.

Si le chef d’État amnistie un prisonnier, sa parole n’est pas à négliger ! Le fait que le prisonnier soit encore en prison parce que les procédures légales et administratives traînent en longueur — cela ne remet pas en cause la validité de son pardon, ni la certitude de sa libération.

Certains enfants de Dieu arrivent à douter de leur salut parce que, leurs sentiments changeant tellement d’un jour à l’autre, ils ne « se sentent » plus sauvés, ni pardonnés. Si tu te fondes sur tes sentiments, tu seras inévitablement ballotté comme un bouchon sur une mer agitée ; alors que ton salut ne dépend nullement de tes sentiments ; il dépend de la parole absolument inébranlable de Dieu. Il l’a d’ailleurs confirmée, par sa nouvelle alliance, par son contrat signé avec le sang de son Fils. Puis, pour éviter tout malentendu, Dieu l’a même mis par écrit, dans la Bible.

Or, la parole et le contrat de Dieu sont sérieux. Tu les déshonores si tu les mets en doute. Même entre êtres humains, une signature ou une parole est considérée comme une obligation. À combien plus forte raison quand celui qui promet est le Créateur de qui dépendent notre haleine et l’existence de l’univers ! Il engage ainsi tout son être. « Aussi vrai que je suis vivant », a-t-il juré en confirmant sa Parole à Abraham, à Moïse et aux prophètes de l’Ancien Testament.

Encore un jeu de mots ?

Dans tous les pays du monde les hommes, entre eux, bâtissent toutes leurs relations sur des jeux de mots.

Voici, par exemple, une jeune fille qui se marie. Le moment arrive où elle prononce le « oui ». Comment un seul petit mot peut-il changer quoi que ce soit dans sa vie ? Elle passe un morceau de métal autour d’un doigt ; elle signe avec une goutte d’encre sur une feuille de papier. Comment ce petit jeu peut-il avoir un effet réel sur sa vie ? Après la cérémonie n’est-elle pas la même qu’avant ? On ne remarque aucun changement apparent.

Pourtant, tout est changé ! Ce simple petit jeu de mots a complètement réorienté le sens de sa vie à partir de ce jour. Tout son être est engagé par ce geste, ainsi que tout l’être de celui qu’elle aime.

Or, si nous, les hommes, nous croyons à la réalité d’une promesse et d’une signature humaines, à combien plus forte raison devons-nous croire à la promesse et au contrat de Dieu !

Dieu dit que je suis mort avec Christ et que je revis en lui. Je le crois... et chaque jour, chaque année, je découvre de plus en plus la réalité de cet acte divin !

Peut-on perdre son salut ?

Une fois sauvé, né de nouveau, risques-tu ensuite de perdre ce salut précieux ? On nous indique parfois plusieurs passages dans le Nouveau Testament qui semblent à première vue dire qu’on peut le perdre. Personnellement, je ne crois pas à la perte du salut ; il y a suffisamment de raisons bibliques pour que nous soyons sûrs d’appartenir éternellement à Dieu. En voici quelques-unes :

Jésus dit à plusieurs reprises que cette nouvelle vie est éternelle1. Or, si elle est éternelle, elle ne disparaît pas du jour au lendemain ! Si elle est éternelle, elle est impérissable. Dieu aussi est éternel et lui ne disparaît pas !

L’Écriture dit encore que notre nouvelle nature est née de Dieu2 et que nous sommes enfants de Dieu. Tu ne peux pas être aujourd’hui l’enfant de ton père pour ensuite ne plus l’être. On reste l’enfant de son père, qu’on le veuille ou non.

L’Écriture ajoute : « Celui qui est né de Dieu ne pèche pas3. » L’ancienne nature pèche et ne fait que pécher. Heureusement, Dieu la considère comme déjà morte. Mais la nouvelle nature provient de Dieu, elle est enfantée de Dieu : comment pourrait-elle pécher ? Jamais elle ne commettra le péché suprême de se retourner contre lui.

Puis, « celui qui est uni au Seigneur, nous dit Paul, est un seul esprit4 ». Cela implique que l’Esprit de Dieu est « enchevêtré » organiquement avec le tien par la nouvelle naissance. Or, cette unité ne peut être dissoute et notre esprit, uni à l’Esprit de Dieu, ne s’opposera jamais à Christ.

Jésus nous dit aussi : « Mes brebis... ne périront jamais... et personne ne peut les ravir de ma main5. » Ce seul verset nous suffirait ! D’autre part, une brebis peut s’égarer, mais elle ne devient pas pour autant un bouc !

Paul dit que nous sommes sauvés « par la grâce (c’est-à-dire gratuitement) par le moyen de la foi » qui accepte cette grâce. « Et cela, ajoute-t-il, ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu, pour que personne ne se vante6. » Si le salut est gratuit, il ne dépend aucunement de nos mérites, ni de nos efforts. Un vrai cadeau est offert sans conditions préalables.

Finalement, notre salut nous est garanti par la nouvelle alliance dans le sang du Fils de Dieu et il est impossible que Dieu brise cette alliance. « Même si nous sommes infidèles, Dieu demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même7. »

Jean nous rappelle que l’Écriture existe pour que nous sachions que nous avons la vie éternelle8, — pour nous en donner la certitude. O merci, Seigneur Jésus !

1 - Jean 3.16 ; 6.47, entre autres.
2 - Jean 1.12-13 ; 3.6 ; 1 Jean 5.1
3 - 1 Jean 3.9-10 ; 5.18
4 - 1 Corinthiens 6.17
5 - Jean 10.28-29
6 - Romains 3.24 ; Ephésiens 2.8-9
7 - 2 Timothée 3.13
8 - 1 Jean 5.13

On n’achète pas un don

En fait, notre salut dépend de la seule grâce de Dieu, non pas de sa grâce plus un peu de notre mérite, ou de notre fidélité, ou persévérance, ou obéissance — sinon aucun de nous ne serait jamais sauvé et ne pourrait jamais avoir de certitude. Heureusement, notre sécurité éternelle est assurée par le sang de Jésus et par la promesse inébranlable de Dieu.

Le mot « grâce » (en grec : charis) signifie « la générosité » ou « l’acte de donner ». Or, on n’achète pas un don. Si l’on te donne un magnifique château et que tu insistes pour verser malgré tout une cinquantaine de francs (toute ta fortune !) afin de rembourser un peu ton ami si généreux, celui-ci ne pourra plus dire qu’il te l’a donné. Par contre, toi, tu pourras dire à tout le monde que tu l’as acheté, à un prix, d’ailleurs, tout à fait dérisoire. Quel affront épouvantable pour ton ami, bafoué et incompris dans sa générosité !

Or Dieu refuse de se laisser acheter d’une façon semblable. Ce qu’il nous donne, c’est son amour. On n’achète pas l’amour, il nous donne sa vie : on n’achète pas la vie.

Tiens ! Tu vois ce garçon qui vient de demander une ravissante jeune fille en mariage ? Elle répond par le don d’elle-même, « sans réserve aucune » et pour la vie. Lui, le misérable, ne comprenant rien aux élans de sa fiancée, lui offre quelques francs par mois en récompense... Quelle atrocité ! Pourtant c’est avec une telle effronterie que les hommes pensent acheter la vie éternelle auprès de Dieu.

Non, elle n’est pas à vendre ! Pas plus que l’amour de la jeune fille, ou la pluie, ou les fleurs du printemps, ou le corps avec lequel tu nais ! La vie éternelle t’est donnée. Sur la croix, Jésus donne tout, jusqu’à son sang, et Dieu ne veut et ne peut accepter en retour tes quelques sous de braves efforts. Toutes nos tentatives d’ajouter du mérite à l’œuvre de Christ en notre faveur sont rendues vaines et odieuses par le péché qui nous anime tous. Il désire, c’est vrai, et il recherche le don total de ton cœur, mais par pur amour. Il veut que tu te donnes à lui, corps, âme, esprit, pour qu’il verse en toi tout son amour.

L’amour cherche à tout instant la réciprocité. Mais ce don de notre personne n’a aucune valeur en comparaison du don de Dieu qu’est son Fils. « Nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier1. » Notre amour n’est en premier lieu que la gratitude d’une âme qui a compris et saisi l’amour de Dieu.

1 - 1 Jean 4.19

Le péché impardonnable

Mais alors qu’en est-il de ces passages qui semblent dire le contraire ? Regardons le plus frappant de tous, celui qui fait le plus peur1 ! Il est possible, selon ce passage, « d’être éclairé, de goûter le don céleste, d’avoir part au Saint-Esprit, de goûter la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir... » et malgré tout cela de tomber au-delà de toute possibilité de repentance.

Ce passage est très solennel car il évoque le cas de personnes chez qui l’Esprit de Dieu a fait une véritable œuvre de grâce. Pourtant, il n’est fait mention dans ce passage ni de nouvelle naissance, ni de vie éternelle, ni d’enfants de Dieu. L’explication me semble claire : il s’agit d’un avortement spirituel.

Si, avant de parvenir à la naissance, la vie d’un enfant est perdue au cours d’une fausse-couche, même tous les médecins du monde réunis ne peuvent rien faire pour la récupérer. Bien que l’embryon soit une véritable vie humaine en plein développement, tout est gaspillé si elle n’aboutit pas à la naissance !

Il en est de même dans le domaine spirituel. Il se peut qu’il y ait chez l’homme toute une œuvre du Saint-Esprit qui n’aboutisse jamais à la véritable naissance spirituelle. Le processus de la vie est en fait entamé, mais il est « saboté » et tout finit par une fausse-couche spirituelle.

Voici donc l’homme qui est convaincu par le Saint-Esprit ; il est éclairé par la Parole de Dieu ; il a senti en lui une œuvre divine ; il sait pertinemment qui est Jésus-Christ ; il connaît la vérité et elle a déjà germé dans son cœur et commencé à le changer.

Mais alors, face au choix définitif entre la vie et la mort, entre Jésus et le monde, entre la volonté de Dieu et la sienne, il répond catégoriquement et en pleine connaissance de cause : non. Dieu le prend enfin au mot. L’Esprit de Dieu se retire de lui ; il ne trouble plus sa conscience, car il respecte son choix. L’Esprit de Dieu ne force jamais la volonté de l’homme. Puisque, à l’origine, Dieu fit l’homme à son image, avec une véritable personnalité, il respecte la liberté et le choix de l’homme, sinon, comme nous l’avons vu, l’homme serait réduit à l’état d’une machine ou d’une bête.

Dieu patiente le plus longtemps possible. Il cajole, il attend, il supplie, il menace, avant d’accepter le « non » définitif d’un homme. Christ a sauvé Saul de Tarse malgré tout et en a fait l’apôtre Paul. Jésus a même voulu pardonner à ceux qui le crucifiaient. Tant que l’homme se repent, Dieu est prêt à le sauver. Mais lorsque l’homme ferme délibérément et consciemment la porte à Dieu, Dieu la ferme de son côté aussi. Cet homme ne se repent plus jamais. La décision est irrévocable.

C’est la chose la plus terrible qui puisse arriver à un être humain. Elle peut arriver aussi à des communautés entières en tant que communautés, à des nations, à toute une génération, même à un mouvement spirituel. Jésus ne l’a-t-il pas dit ? « Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur ! n’avons-nous pas fait des miracles en ton nom ?... et je leur dirai : Je ne vous connais pas ; éloignez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité2. »

Presque tous, nous sommes conscients d’avoir longtemps, hélas ! contrarié Dieu avant qu’il ne nous amène à la foi. Il nous aime ; il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité3, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance4. Jésus a même promis de ne jamais mettre dehors (le grec original est très fort) celui qui vient à lui5.

Mais on ne se moque pas de Dieu6. Celui qui refuse son amour découvre ce Dieu inévitablement comme un feu dévorant.

1 - Hébreux 6.4-8.
2 - Matthieu 7.22-23
3 - 1 Timothée 2.4
4 - 2 Pierre 3.9
5 - Jean 6.37
6 - Galates 6.7

A la frontière de l’éternité

C’est ton choix qui ouvre ou qui ferme maintenant le chemin à Dieu.

Si tu refuses la générosité de ton Créateur, le reste de ce livre ne sera pour toi qu’une argumentation inintelligible ; la voix de Dieu ne sera qu’une musique lointaine dont la signification passera inaperçue ; ta conscience ne connaîtra jamais l’empreinte de son doigt, ne sentira plus la main qui crée les fleurs du printemps, qui façonne le visage d’une jeune fille et qui fut déchirée à la croix pour toi. Tu ne verras point la lumière de sa face : celui qui est à l’origine de toute la beauté du cosmos, tu ne pourras pas le contempler. Refuser l’Esprit de Dieu, c’est refuser la vie.

Mais si ton cœur répond affirmativement à son appel, si tu reconnais l’authenticité de sa Parole, si tu admets la justice de son diagnostic à ton sujet et si, dans un oui sans condition, à cent pour cent, tu acceptes le merveilleux cadeau d’un pardon gratuit et absolu, ce trésor acquis au prix de son sang et qu’il t’offre maintenant des deux mains, alors tu peux être sûr que Dieu aussi te répondra. Il ne t’amène pas à la frontière de son royaume pour te barrer ensuite la route. Le chemin du ciel est ouvert devant toi, le chemin qui mène à son cœur.

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