Le Réveil Américain

Note ThéoTeX

Les Réveils religieux font partie des phénomènes de société les plus curieux de l’histoire qui soient. S’ils semblent s’être manifestés principalement dans le monde anglo-saxon, c’est parce qu’ils concernent toujours des églises issues du protestantisme : jusqu’à présent on a jamais entendu parler d’un réveil en milieu catholique, sauf peut-être dans les temps modernes, et par imitation. Ces réveils consistent dans la soudaine et extraordinaire effervescence de vie spirituelle au sein d’assemblées chrétiennes. Ils se traduisent extérieurement par une fréquentation fournie et assidue des lieux de culte, par des conversions abondantes et spectaculaires, par la création de missions et d’hymnologies renouvelées.

Comment expliquer ces résurrections inattendues ? Les sociologues et autres spécialistes du général, jamais à court de raisons mesquines, seraient bien embarrassés d’en trouver au réveil américain de 1857-1858. En effet, d’après l’ouvrage qu’on va lire, écrit par un témoin direct des faits, un brusque départ de feu spirituel aurait jailli de Fulton Street, à New-York, sans qu’aucun moyen humain n’ait été mis en œuvre : ni campagne forcenée, ni publicité tapageuse, ni vedette charismatique. Samuel Prime attribue ce réveil exclusivement à la puissance de la prière, c’est là d’ailleurs le titre anglais de son livre : The Power of Prayer.

A vrai dire, il ne s’agit pas d’une étude théologique sur la prière, mais d’une collection de témoignages dont la sincérité ne saurait être mise en doute. Après avoir pris connaissance d’un si grand nombre de prières exaucées, on en vient à se demander si le pouvoir de la prière efficace ne serait pas plus l’effet du réveil que sa cause. Autrement dit, les chrétiens prient efficacement quand l’Esprit les y pousse ; et le réveil, tout comme le salut, trouve sa source dans la pure grâce de Dieu.

Phoenix, le 31 juillet 2013



Samuel Prime (1812-1885)

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