Communion fraternelle

Chapitre 3

« Et ils persévéraient dans la doctrine et la communion des apôtres, dans la fraction du pain et les prières. »
Actes 2.42
« Si donc il y a quelque consolation en Christ, si quelque soulagement d’amour, si quelque communion de l’Esprit, si quelque tendresse et quelques compassions »
Philippiens 2.1
« Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, et l’amour de Dieu, et la communion du Saint Esprit, soient avec vous tous ! »
2 Corinthiens 13.13

Nous avons vu dans le second chapitre de la lettre aux Philippiens, dans lequel le Saint Esprit introduit un si grand appel, que la communion fraternelle — ce que l’apôtre appelle « avoir une seule et même pensée » — est basée sur l’élimination et l’abandon des éléments personnels, dans toutes les directions. Le chemin que le Seigneur Jésus suivit, de Son égalité avec Dieu à Son obéissance jusqu’à la mort et même la mort de la Croix, comprend sept degrés ou phases, et chacune de ces phases contient un aspect du dépouillement de soi, un degré de dépouillement à l’égard de ce qui aurait pu être possédé et gardé d’une manière personnelle, jusqu’à ce que le but soit atteint et que tout ce qui a un caractère personnel soit mis de côté. C’est contre tout cela que l’apôtre élève son appel si intense : « Ayez une même pensée.» Il est donc évident que les éléments personnels, quels qu’ils soient, doivent disparaître, pour que nous ayons la communion de l’Esprit.

Le dépouillement des instruments divinement choisis

Si le Seigneur Jésus est le modèle selon lequel Dieu agit toujours, il faut donc nous attendre à ce qu’il y ait une application et un accomplissement de ce principe en chacun de ceux qui entrent en relation avec Lui dans Son dessein. Il sera nécessaire que le serviteur suive le même chemin que le Maître, et bien que jamais aucun serviteur n’ait à s’abaisser à un tel degré — parce qu’aucun serviteur n’a jamais occupé une place si élevée, ni possédé une si grande plénitude — il sera cependant nécessaire que tout ce qui est de l’homme et qui a un caractère personnel soit mis de côté. C’est ainsi que nous pouvons retrouver cette action dans la vie de chacun de ceux dont Dieu s’est saisi, de quelque manière, pour l’accomplissement de Son dessein. Nous avons le désir de nous arrêter sur cela pour un instant.

Nous ne pourrons peut-être pas épuiser entièrement le sujet dans chacun des cas ; nous pourrons cependant noter le principe qui est en action dans les vies de ces hommes de Dieu, qui sont devenus eux-mêmes des types du grand Antitype, notre Seigneur Jésus Christ, et qui nous montrent ce que sont les voies de Dieu à l’égard des hommes, lorsqu’ils sont liés de façon vivante à Son dessein.

Abraham

Nous commençons par Abraham. Les leçons de la vie d’Abraham sont nombreuses ; mais parmi toutes les expériences qu’il fit et qui ont été écrites pour notre instruction, il y en a une qui a nettement pour but de nous montrer comment Dieu dépouilla Abraham de tout élément personnel. Cet élément personnel pouvait n’être en certaines occasions qu’une tendance personnelle, ou même l’éventuel danger d’une tendance personnelle ; ou bien parfois la tendance menaçante pouvait devenir une réalité; mais Dieu veillait à ce que cette chose ne subsistât pas et qu’elle ne se développât pas, comme cela aurait pu se faire. Tout ce qui concernait Abraham était lié à Isaac. Nous savons qu’il était impossible à Isaac de venir au monde selon les lois naturelles, et qu’il fut donc le don de Dieu, le résultat d’une intervention divine ; et Dieu annonça toute la vie d’Abraham et tout son avenir à Isaac. En Isaac devaient se réaliser les promesses faites à Abraham. L’espoir et la destinée d’Abraham étaient liés à Isaac. Or, l’Éternel ordonna un jour à Abraham d’offrir Isaac en sacrifice ; et pour l’accomplissement de l’ordre divin, Isaac fut amené à la place où il était comme mort. Il n’aurait fallu que l’espace de temps nécessaire pour que la main levée d’Abraham s’abaissât avec la rapidité de l’éclair, et Isaac n’était plus. Aux yeux de Dieu, la chose était aussi réelle que si elle avait été consommée. Aussi l’apôtre a-t-il tout à fait raison de dire qu’Abraham recouvra Isaac par une sorte de résurrection.

Ce que cela signifiait en partie, est que Dieu voulait arracher du domaine de la propriété personnelle de l’homme, cela même qui lui avait été divinement donné. Le cœur d’Abraham aimait sans doute Isaac un tel point qu’il était enclin à regarder Isaac comme lui appartenant, à se l’attacher à lui-même. L’Éternel voulait mettre Isaac en dehors de tout contrôle, en dehors de toute idée de possession humaine, et naturelle, et terrestre, et faire entrer Isaac dans un royaume où il serait de Dieu, entièrement et uniquement ; ce qui arrive toujours lorsqu’il est question de résurrection.

Nous pouvons voir tout à fait clairement, en ceci, une leçon dont l’application est très vaste, surtout en ce qui regarde les choses que nous avons reçues de Dieu : la révélation, une vocation, quelque chose qui, sans aucun doute, venait du Seigneur. Cela ne venait pas de nous et ce n’est pas nous qui l’avions cherché. Nous n’aurions jamais pu y penser de nous-mêmes, cela venait du Seigneur : un appel, un ministère, une position spirituelle, une vision, ou tout autre chose, cela ne pouvait venir que de Dieu ! Puis le jour arrive où, par un acte même du Seigneur, cela nous est enlevé, cela est mis sur l’autel, cela ne semble plus être de Dieu. C’est comme si le Seigneur Lui-même se contredisait dans notre vie, et nous en arrivons là où il nous faut tout abandonner. Nous savons que nous sommes mis à l’épreuve par Dieu, et que nous avons affaire à Dieu : ce n’est pas un accident, ce n’est pas un simple hasard, ce n’est pas seulement le résultat de nos conditions naturelles. C’est Dieu qui nous a rencontré, et si Dieu n’a pas employé littéralement ces paroles, nous savons cependant d’une manière très nette dans notre cœur qu’ Il nous a dit : Prends maintenant ta vision, ta vocation, ton appel, ton champ de travail, quoi que ce soit, et abandonne-le, laisse-le, rends-le ! Cela arrive très souvent, parce que le Seigneur veut faire entrer tout cela dans un royaume où cessera toute emprise personnelle. Nous limitons l’œuvre de Dieu et les choses de Dieu, dès que nous en faisons une affaire personnelle, ou que nous y cherchons notre intérêt personnel. Pour que l’œuvre de Dieu reste dans le royaume éternel et sans limites, là où la mort ne saurait l’atteindre, où aucune puissance de la terre ne peut s’en saisir, il faut qu’elle soit entièrement libérée de notre contrôle et de notre gouvernement naturels ; de notre emprise personnelle. Elle doit être élevée dans le royaume où Dieu seul possède, dirige, et gouverne.

C’est une chose très importante à reconnaître pour tout enfant de Dieu, et surtout pour tout serviteur de Dieu. C’est quelque chose qui ressort comme une vérité essentielle dans tout ce qui est en relation avec le Seigneur. Le Seigneur demandera, tôt ou tard, de tous ceux qui veulent Le suivre jusqu’au bout, qu’ils abandonnent personnellement les choses même qu’ils ont reçues de Lui, Ses dons les plus précieux, afin qu’ils ne les aient plus que dans le Seigneur. Dès que nous les considérons « comme un objet à ravir », c’est-à-dire à garder pour nous personnellement, nous perdons quelque chose ; nous les limitons ; nous dérobons quelque chose à Dieu en même temps qu’à nous-mêmes. C’est ce que nous avons en Dieu, qui participe de la nature universelle, spirituelle, céleste et éternelle de Dieu, qui accomplit le dessein de Dieu. Ainsi, tout ce qui peut être notre Isaac, ce qui nous a été donné par Dieu, doit être sorti du royaume où nous nous en emparons, où nous le manipulons, où notre « moi » s’en saisit. Il faut que tout cela passe de ce royaume-là dans celui qui est de Dieu, et de Dieu seul, pour atteindre le but de Dieu.

C’est ainsi que l’Éternel fit entrer Isaac dans un royaume où Abraham même ne pouvait le garder pour lui. Une telle action de la part du Seigneur peut être amenée par une cause toute naturelle, qui n’a en elle rien de mauvais, rien qui soit péché, rien de mal à un certain point de vue. Mais lorsqu’il s’agit des intérêts suprêmes de Dieu, il faut que s’accomplisse une mort entière à soi-même, à ce qui est personnel, une mort qui pourrait ne pas être nécessaire dans d’autres domaines, dans des domaines inférieurs en importance et en signification.

Jacob

Nous passons d’Abraham à Jacob. Ici, la leçon est si évidente qu’il est à peine besoin que nous nous y arrêtions. S’il y eut jamais un homme gouverné par l’intérêt et l’élément personnels, ce fut Jacob. Dès le début, nous le voyons planifier sa vie pour lui-même. Le droit d’aînesse représentait le droit de possession personnelle, l’avantage personnel, la position personnelle. Toutes les ruses qu’il employa chez Laban n’avaient d’autre objet que son enrichissement personnel, ses avantages personnels. Et lorsque, après avoir quitté Laban, il se trouve sur le chemin du retour, ses pensées restent toujours fixées sur cette question de gain personnel.

Mais Dieu le rencontra au gué du Jabbok ; et cette nuit-là, Dieu toucha à ce qui était le symbole de sa force, à l’emboîture de sa hanche qui se démit. À partir de cette nuit-là, Jacob ne marcha plus jamais sans un bâton ; et arrivé au terme de sa vie, c’est en s’appuyant sur le haut de son bâton, qu’il bénit ses fils. Il garda jusqu’à la fin de sa vie ce symbole de sa propre faiblesse, et de sa dépendance de quelque chose en dehors de lui-même. Dieu toucha à la force personnelle de Jacob, afin qu’il pût être écrit : « Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. » Dieu n’est jamais le Dieu de l’homme fort en soi, suffisant en soi-même, soucieux de ses propres avantages et de ses intérêts personnels. Il est le Dieu et le Père de notre Seigneur Jésus Christ qui s’est dépouillé.

Joseph

De Jacob nous passons à Joseph, l’un des types les plus sublimes de Christ. Rappelons-nous de quelle manière il entra en scène. Il eut un songe, un petit songe, dans lequel il vit toutes les gerbes se prosterner devant sa gerbe. Oui, et les corps célestes eux-mêmes se prosternèrent devant lui. Tout se prosternait devant le jeune Joseph. C’est un jeune homme, et il est permis aux jeunes d’avoir des rêves ; et les rêves des jeunes gens sont en quelque sorte colorés par la pensée qu’ils ont une place prééminente, une grande position. Et comme un jeune homme, Joseph raconta ses songes à ses frères. Il n’était certainement pas judicieux, pas sage, d’aller dire à tous ses frères : Vous vous prosterniez devant moi ! Naturellement, cela les irrita, et ses frères haïrent Joseph !

Mais il y avait dans ses songes quelque chose de plus que dans un rêve ordinaire : il y avait une intention divine, un dessein divin : ces songes se réalisèrent plus tard d’une manière merveilleuse. Ils se réalisèrent, et le jour arriva où les frères de Joseph se prosternèrent véritablement devant lui et où ils se soumirent à lui. Mais considérons toutes les choses qui arrivèrent entre le songe et son accomplissement. Joseph fut jeté dans une citerne ; puis il en fut retiré et vendu pour vingt pièces d’argent ; il fut emmené dans un pays étranger il fut jeté en prison ; le fer entra dans son âme et la Parole de Dieu l’éprouva. Il fut dépouillé de tout élément personnel, si bien que lorsque le jour arriva où ses frères se prosternèrent devant lui, il n’y eut en lui aucun sentiment de triomphe ou d’orgueil satisfait ; il ne s’écria point : Ah ! je savais que nous en arriverions là; ils sont en mon pouvoir maintenant : ils n’ont pas voulu me croire, et cependant nous en sommes là. Non ! Joseph ne put s’empêcher de pleurer. Nous avons ici un grand homme ; et un grand homme est toujours l’homme qui a été dépouillé de lui-même. Dieu avait veillé à cela.

Dieu n’amène jamais un homme à Son but divin, avant que cet homme ait été dépouillé de tout élément personnel, de tout ce qui est le « moi ».

Moïse

De Joseph nous passons à Moïse. Remarquons aussi comment Moïse entra dans le plan de Dieu. Il nous est dit que Moïse avait été instruit dans toute la sagesse des Égyptiens. Il avait été élevé dans la maison de Pharaon. Il était un grand homme selon le monde, nous est-il dit, et il en était arrivé, d’une manière ou de l’autre, à savoir que Dieu avait un dessein particulier pour sa vie, que c’était lui qui devait racheter son peuple. Alors, dans la grandeur de ce monde, de sa position, et de ses avantages, il s’avança pour accomplir sa vocation divine. Nous savons ce qu’il fit et nous en connaissons le résultat. Il avait cherché à accomplir l’œuvre de Dieu dans la force du « moi », dans sa suffisance personnelle ; ce fut un désastre. La conséquence immédiate fut le désert, et le désert pendant quarante ans. À là fin de ces quarante ans, il reçoit sa mission, directe, définitive, décisive ! Mais de quelle manière ? C’est par le buisson commun du désert, le buisson qui ne se consume pas bien qu’il soit tout en flammes, que Dieu enseigne à Moïse, d’une manière qu’il n’oubliera jamais, comment un homme accomplit une vocation céleste. Il n’y a rien en lui-même, il ne lui reste aucun orgueil personnel, aucune puissance du « moi »; et cependant, il y a en ce qui n’est plus rien en soi, un pouvoir qui est de Dieu ; et le buisson commun, qui dans des circonstances ordinaires aurait péri, serait mort et détruit, continue encore, et encore, dans la puissance d’une vie triomphante, parce que Dieu est en lui. « Mais nous avons ce trésor dans des vases de terre, afin que l’excellence de la puissance soit de Dieu et non pas de nous ». (2 Corinthiens 4.7). Nous avons ici un principe spirituel. Le buisson représentait Moïse, la puissance, le feu, c’était Dieu. C’est pourquoi Moïse put tenir jusqu’au bout et atteindre le but. C’est sur cette base que sa mission lui fut donnée. Moïse est dépouillé de son « moi » : « Je ne sais pas parler »! Quel Moïse différent de ce qu’il était quarante plus tôt. Le côté personnel en Moïse a bien été mis de côté, et maintenant, Dieu dit : « Je suis »! — et, en conséquence, Je peux !

David

Nous passons de Moïse à David. Nous n’avons pas beaucoup à dire au sujet du dépouillement de David, mais l’humilité de David est certainement l’un des plus beaux traits de sa vie. Il avait ses frères ; et Samuel avait été impressionné par l’air important et la belle attitude des frères de David. Lorsqu’il vit la haute stature d’Éliab, le frère aîné de David, Samuel se dit : « Certainement, l’oint de l’Éternel est devant lui »; mais l’Éternel lui dit : « Ne regarde son apparence, ni la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté ; car l’Éternel ne regarde pas ce à quoi l’homme regarde… l’Éternel regarde au cœur ». (1 Samuel 16.6-7). Ensuite, tous les frères passèrent devant Samuel, sans qu’il reçut aucune indication de la part de l’Éternel pour oindre l’un d’entre eux. Nous savons que, pour finir, on lui amena celui qui était en dessous de l’appréciation du monde, et l’Éternel dit : « Lève-toi, oins-le ; car c’est lui-là ». (1 Samuel 16.12). Nous remarquerons qu’il y eut, dans toute la vie de David, cette belle humilité. Lorsqu’il en vint aux préparatifs pour la construction du temple, et que des hommes de puissance et d’influence, des rois même, lui envoyèrent les matériaux pour le temple, nous entendons David s’écrier : « Qui suis-je, Seigneur Éternel ! Et qu’elle est ma maison… » (2 Samuel 7.18). L’Éternel dit à David : « Je t’ai pris des pâturages, d’auprès du menu bétail, pour que tu fusses prince sur mon peuple, sur Israël »., (2 Samuel 7.8). L’Éternel lui rappelait son humble origine et c’est à cause de cette absence de l’élément personnel dans la vie de David, que le Seigneur put dire de lui, qu’il était un homme selon Son cœur ; qui faisait ce qui était bon à Ses yeux.

Paul

Nous passons rapidement de David à Paul, pour trouver ce même principe à l’œuvre dans un homme dont la vie avait commencé par être remplie de son « moi » : force du « moi », but personnel, importance du « moi », suffisance personnelle, affirmation du « moi ». Saisi par Christ, il fut courbé dans la poussière, jusqu’à ce qu’il pût dire : « Mais nous avons ce trésor dans des vases de terre », (2 Corinthiens 4.7). « Je me glorifierai… dans mes infirmités… afin que la force du Christ demeure sur moi », (2 Corinthiens 12.9). Il serait trop long de rappeler ici tout ce qui, en Paul, indique l’absence du « moi ». Il est un homme dépouillé de soi, et par conséquent rempli de Dieu.

Nous avons laissé de côté de nombreux serviteurs de Dieu, comme Ésaïe, Jérémie, et d’autres ; mais nous en avons dit suffisamment pour prouver que la mise de côté du « moi », ou de l’élément personnel, est fondamentale pour l’accomplissement du grand dessein de Dieu, et qu’elle est en relation vitale avec la question de la communion fraternelle. Nous savons si bien que les choses qui détruisent la communion fraternelle, ou qui la rendent impossible, ou du moins qui la limitent, ce sont toujours des éléments personnels — le « moi ». Lorsqu’il s’agit de « moi » et de ce qui est « à moi », lorsqu’il y a quelque souci caché d’avoir sa place à soi, sa propre œuvre, quelque chose à soi, cela fera obstacle au Saint-Esprit, cela affaiblira les relations, cela limitera la plénitude de Christ.

Tout cela constitue pour nous un appel très solennel à demeurer constamment devant le Seigneur, pour qu’il ait en nous Son héritage le plus complet possible, afin que, s’il y a en nous un élément personnel, il soit dévoilé et n’agisse pas en secret ; afin que le Seigneur le mette en lumière et qu’ Il nous fasse la grâce d’apporter cela à la place où il sera immolé. Lui, Il s’est dépouillé Lui-même. Que le Seigneur nous fasse la grâce de nous dépouiller en Sa présence, afin que nous puissions être remplis. « Si donc il y a quelque communion de l’Esprit… rendez ma joie accomplie… ayez une seule et même pensée… ayant un même amour… ».

chapitre précédent retour à la page d'index