La fin est proche

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ET L’ÉGLISE !

Je reviendrai et je vous prendrai avec moi (Jean 14.3).

Le Christ va revenir pour achever son œuvre, c’est-à-dire pour établir pleinement sa domination. Il faut au préalable que toute résistance soit brisée car, avouons-le, c’est Satan qui — en apparence bien sûr — règne sur la terre. Dans sa souveraineté, Dieu lui laisse encore une certaine « longueur de corde », mais pour un peu de temps : Malheur à la terre et à la mer ! car le diable est descendu vers vous, animé d’une grande colère, sachant qu’il a peu de temps (Apocalypse 12.12). Qu’il est rassurant de savoir, en des temps particulièrement troublés, que le Créateur veille sur les siens. Pour l’instant, Dieu est le Roi de ceux qui lui sont soumis et disent : « Que ton règne vienne. Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ». C’est son Avènement qu’ils attendent avec une impatience grandissante, car l’enfant de Dieu sait que le Seigneur viendra les chercher afin de les associer à sa gloire. Selon Saint Paul la rencontre aura lieu « dans les airs » : « L’Eglise n’attend pas la fin du monde, ni le renouvellement de toutes choses. Elle attend une Personne, son divin époux ». Le jour de l’Ascension, Jésus a été enlevé au ciel comme les prémices. L’Eglise le sera à son tour comme la moisson que Dieu met dans son grenier. Enfin les saints de la grande tribulation, comme des épis laissés dans le champ, seront glanés après la moisson » (R. Pache). Ecoutons l’apôtre qui s’adresse aux chrétiens de Thessaloniques :

« Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n’ont point d’espérance. Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur : nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens 4.13-18).

A cette déclaration il paraît opportun d’ajouter les paroles de Jésus qui auront leur accomplissement lors de cet événement :

« Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé ; de deux femmes qui moudront à la meule, l’une sera prise et l’autre laissée. Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle veille de la nuit le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison. C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas » (Matthieu 24.40 à 44).

La rencontre des rachetés avec leur Chef, telle est la joyeuse espérance du chrétien ; elle ne peut avoir lieu sur la terre car l’Eglise n’est pas de ce monde. N’est-il pas naturel que le divin Epoux vienne l’arracher à cette terre où elle est étrangère et seulement de passage, afin de l’introduire pour toujours dans sa présence ?

Quand donc aura lieu la venue de l’époux ?

Impossible de le dire puisque Jésus déclare ne connaître ni le jour ni l’heure de son avènement. Cependant, le temps est venu d’ouvrir tout grand les yeux et les oreilles en demeurant tout près du Maître pour suivre avec lucidité les événements qui se produiront dans notre pays et dans le monde entier. Nous pouvons dire :

Que l’Ecriture ne permet pas de situer le moment de cet enlèvement. Viendra-il avant ou pendant « la grande tribulation » (c’est ainsi qu’est appelée la période où s’exerceront les jugements terribles décrits dans l’Apocalypse). On peut seulement affirmer que les élus seront enlevés avant la venue en gloire du Christ.

La Bible en fournit au moins 3 preuves :

a) Les élus sont vus « devant le trône » alors que les fléaux continuent de déferler sur la terre, jugeant l’humanité rebelle :

« Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’Agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. Et ils criaient d’une voix forte, en disant : Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau. » (Apocalypse 7.9-10).

b) Avant que le Christ ne revienne en gloire, l’épouse (l’Eglise) est donc enlevée, auprès du Seigneur. Les élus, jusque-là fiancés au Christ, sont unis définitivement au divin Epoux, les « noces de l’Agneau » étant célébrées dans la maison du Père :

« Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, et son épouse s’est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. Et l’ange me dit : Écris : Heureux ceux qui sont appelés au festin de noces de l’Agneau ! Et il me dit : Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu » (Apocalypse 19.7-9).

c) Le Christ glorieux descendra sur la terre accompagné de « tous ses saints avec Lui » (Zacharie 14.5) afin de prendre possession de son règne, après avoir écrasé les armées de toute la terre, rassemblées en Israël par l’Antichrist pour s’opposer à sa venue.

Ajoutons à cela une série de remarques :

1) Le Christ viendra à deux reprises : d’abord pour chercher son Eglise. Comme nous l’avons vu plus haut, la rencontre aura lieu dans les airs. Cette première venue est appelée « Parousie », mot qui signifie « présence personnelle », arrivée qu’on traduit la plupart du temps par « avènement ». Quelques années plus tard sans doute, vêtu de majesté et de gloire, accompagné de l’armée céleste, il descendra sur la terre, à l’est de Jérusalem : « il posera ses pieds sur la montagne des Oliviers qui est vis-vis de Jérusalem, du côté de l’orient » (Zacharie 14.4). Sans combat, il écrasera les nations rebelles rassemblées pour s’opposer à sa venue et vaincre Israël. Alors il établira son règne.

On doit donc distinguer sa première venue (pour l’Eglise) de sa descente glorieuse sur la terre.

2) L’Eglise sera encore sur la terre lorsque « paraîtra » l’Antichrist, c’est-à-dire lorsqu’on commencera à parler de ce personnage, tout au début de son mandat. Ce sera un temps difficile pour elle puisque, selon l’apôtre « le jugement va commencer par la maison de Dieu ».

3) Il nous semble que l’enlèvement de l’Eglise aura lieu au début de la Grande Tribulation, c’est à dire au début de la seconde période. Cette opinion ne repose sur aucun texte de l’Ecriture, c’est pourquoi acceptons plutôt de rester dans le vague à ce sujet, l’essentiel est de se tenir prêt à l’accueillir. Bien sûr, il y aura encore des conversions et des martyrs de la foi tout au long de ce règne despotique.

Bien que la chose soit contestée par certaines personnes, il nous semble que l’Eglise ne devrait pas traverser (dans son entier du moins) la grande tribulation. Les jugements décrits dans les chapitres 6 à 18 de l’Apocalypse sont appelés « la colère de l’Agneau » (6.16). Il paraît évident que l’Eglise n’a pas à redouter cette colère ; elle attend Jésus comme son époux, non comme son juge. D’ailleurs Jésus a précisé : « Quand ces choses commenceront à arriver, levez-vos têtes car votre délivrance approche » (Luc 21.28). Si le jugement doit commencer par la maison de Dieu c’est précisément afin que ses enfants ne soient pas condamnés avec le monde (1 Corinthiens 11.32).

Donc vigilance, vigilance ! Pourquoi ?

1. D’abord parce que le Christ viendra sans prévenir, COMME UN VOLEUR :

« Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle veille de la nuit viendra le voleur, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison. C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas » (Matthieu 24.43-44).

2. Ensuite, parce qu’il viendra COMME L’ÉCLAIR, donc soudainement. Le Jour de sa venue, il sera trop tard pour se préparer :

« En effet, comme l’éclair resplendit et brille d’une extrémité du ciel à l’autre, ainsi sera le Fils de l’homme en son jour » (Luc 17.24).

Un sérieux motif pour se tenir sur ses gardes.

3. Enfin, il viendra COMME UN FILET, ce qui suggère l’idée d’un tri.

« Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès ou l’ivrognerie, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne fonde sur vous à l’improviste, comme un filet, car il viendra sur tous ceux qui habitent le terre. Veillez donc et priez en tout temps afin que vous ayez le force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de paraître debout devant le Fils de l’homme » (Luc 21.34-36).

Le filet s’abattra sur les rebelles et les retiendra dans ses mailles tandis que les élus « seront enlevés à la rencontre du Seigneur ». En ces jours-là, « l’un sera pris et l’autre laissé » (Matthieu 24.40).

Cette dernière parole est trop solennelle pour que nous restions un instant de plus dans l’insouciance ou le vague ; elle doit nous inciter à fixer sans retard notre choix : Le Christ.


♦   ♦

Qu’en est-il de votre « espérance » ? Attendez-vous avec joie la venue du divin Maître, ou au contraire, redoutez-vous Son apparition ? Il est temps encore, si ce n’est fait, de répondre à l’invitation pressante du Sauveur : « Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos » (Matthieu 11.28). A celui qui se tourne résolument vers Lui avec une totale confiance, Dieu accorde son pardon.

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