La fin est proche

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LE 3ème et DERNIER SIGNE

Il faut auparavant qu’on ait vu paraître l’homme du péché… (2 Thessaloniciens 2.3).

Ne nous leurrons pas : Les faits inquiétants signalés dans le chapitre précédent, iront en s’aggravant. Loin d’être stoppée, la violence prendra des proportions inouïes. Comme du temps de Noé, et pire encore à cause des moyens fabuleux dont dispose l’homme de notre génération, la méchanceté atteindra des sommets dont la récente destruction des tours jumelles de New-York nous donne une certaine idée. Cet odieux attentat, imprévisible, fut un véritable cataclysme qui ébranla et abasourdit la terre entière.


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Ceci dit, essayons d’imaginer ce qui devrait logiquement se passer dans la suite des temps, sans, pour l’instant, se référer aux données bibliques que nous citerons ensuite.

Puisque la méchanceté ne faiblira pas et que les actes de malveillance, comme les crimes crapuleux, ne cesseront de se multiplier dans tous les pays du globe, il va de soi que les populations apeurées, et parfois terrifiées, ne pourront supporter indéfiniment d’être agressées ; saisies d’angoisse, elles finiront par « craquer ». Les pétitions, les rassemblements, les manifs avec pancartes et vociférations, abonderont mais resteront sans effet : la multitude aura beau réclamer secours et protection aux pouvoirs publics, rien ne changera.

Alors, montera partout le même soupir :

— Quand donc y aura-t-il un homme à poigne capable d’en imposer à ces trublions, un homme qui parvienne à mettre un terme à leurs exactions criminelles. « La paix à tout prix et au plus vite ! Nous voulons la paix ; la sécurité pour nous et nos enfants ! »

Il est facile d’imaginer la suite. Impuissantes à faire cesser la terreur, les nations occidentales en particulier, chercheront à unir leurs efforts pour arrêter ces débordements et apaiser les populations de plus en plus mécontentes. Peut-être — on en parle déjà — sera-t-on amené à mettre en place un gouvernement central qui choisira dans son sein un homme particulièrement doué, à la main de fer, un homme lucide, aux décisions rapides. Cependant, il devrait être doté d’une puissante armée ; sans elle il ne pourrait rétablir l’ordre : le mal est trop grand !

Ce scénario est-il vraisemblable ?

Certainement, puisque c’est celui que nous présente l’Ecriture. En effet, ce « chef » puissant que des multitudes appellent de leurs vœux, ce chef est là, prêt à paraître. Du moins est-ce notre opinion ! Jean, dans l’Apocalypse, le nomme : la Bête. C’est l’Antichrist ! Il sera porté au pouvoir par une dizaine de nations, dont les rois ou présidents lui auront fait allégeance : « … Les dix cornes que tu as vues sont dix rois qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais qui reçoivent autorité comme rois pendant une heure avec la Bête. Ils ont un même dessein, et ils donnent leur puissance et leur autorité à la Bête » (Apocalypse 17.12-13). (Comment ne pas penser ici aux Etats de l’Union européenne, incapables séparément de contenir ou de réprimer la violence). Ce personnage hors du commun répondra parfaitement à l’attente des populations éprouvées car, avec lui, la paix, la paix tant désirée sera enfin retrouvée comme l’affirme l’apôtre : « Les hommes diront : Paix et sûreté » !

Paix et sûreté ! C’est le « Ouf » ! de soulagement et le cri de délivrance que pousseront des multitudes émerveillées, trépignant d’admiration. « Enfin ! diront-elles, quelqu’un est parvenu à faire cesser le désordre et à rétablir l’autorité ». Et c’est alors que Dieu interviendra et frappera l’humanité. « Le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! alors une ruine soudaine les surprendra… et ils n’échapperont point » (1 Thessaloniciens 5.3).

Ce surhomme n’est autre que celui dont parle l’apôtre Paul : « Il faut qu’auparavant on ait vu paraître l’homme du péché… ». Tel est le 3ème signe, le signe ultime annonçant l’imminence de Sa venue. D’où la recommandation de veiller, de scruter, jour après jour, les événements qui se dérouleront sur la planète car il importe d’être en mesure, dès le début, d’identifier l’Antichrist pour échapper à ses séductions.

A ce sujet, il est bon de noter que, dans le chapitre 24 de Matthieu consacré au retour de Christ, il est question de séduction à quatre reprises.

« Il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus » (Mathieu 24.24, et v. 4, 5).

Il est facile d’imaginer que ce personnage, pour accéder au pouvoir suprême, s’efforcera de paraître sympathique au plus grand nombre (il sera certainement élu au suffrage universel (1), affichant un visage souriant, usant dans ses discours de paroles amènes, conciliantes, enrobées d’humour ; surtout, il gagnera les masses par l’annonce de réformes sociales audacieuses et généreuses, promettant de se montrer ferme et intraitable pour venir à bout de l’insupportable violence (peut-être en aura-t-il donné des preuves sur le terrain ou dans la cité qu’il aura administrée avec succès). Cependant, certains traits n’échapperont pas aux vrais croyants : ils discerneront que l’homme est redoutable, qu’il n’est pas de Dieu quand bien même il parlerait favorablement de religion. Hélas ! Beaucoup de chrétiens superficiels tomberont dans le panneau, gagnés de bonne foi par cet homme, il est vrai, exceptionnel.

(1) On en parle déjà ! : Certains leaders politiques militent pour une constitution européenne ainsi que l’élection d’un président de l’Union Européenne au suffrage universel (La Vie).

Le moment est certainement proche où je dois m’’attendre à voir surgir ce dictateur diabolique.

L’Antichrist est décrit en plusieurs passages de l’Ecriture et en particulier dans le chapitre 13 de l’Apocalypse, que nous croyons utile de citer ici :

Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. La bête que je vis était semblable à un léopard ; ses pieds étaient comme ceux d’un ours, et sa gueule comme une gueule de lion. Le dragon lui donna sa puissance, son trône et une grande autorité. Et je vis l’une de ses têtes comme blessée à mort ; mais sa blessure mortelle fut guérie. Et toute la terre était dans l’admiration derrière la bête. Et ils adorèrent le dragon, parce qu’il avait donné l’autorité à la bête ; ils adorèrent la bête, en disant : Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle ? Et il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes ; et il lui fut donné le pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois. Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, et son tabernacle, et ceux qui habitent dans le ciel. Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation. Et tous les habitants de la terre l’adoreront, ceux dont le nom n’a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie de l’Agneau qui été immolé. Si quelqu’un a des oreilles, qu’il entende !

Ici, notre exposé sera très sobre afin de ne pas nous égarer, et de ne pas perdre de vue l’essentiel :

1. — Notons d’emblée que ce surhomme est une créature entièrement livrée entre les mains de Satan. On l’appelle l’Antichrist parce qu’il sera le plus grand adversaire du Seigneur jamais apparu depuis que le monde existe. C’est le diable qui le manipule, l’inspire et lui accorde un pouvoir exceptionnel : « Le dragon (c’est-à-dire Satan) lui donna sa puissance, et son trône, et une grande autorité » (v. 2).

2. — Ce « chef » (c’est ainsi que le nomme Daniel, 9.26) est un homme du commun peuple (« Il monte de la mer » v. 1. Dans l’Apocalypse, la mer symbolise les peuples : « Les eaux que tu as vues sont des peuples, des foules, des nations et des langues » (Apocalypse 17.15). C’est incontestablement un produit du suffrage universel, élu sans doute à une forte majorité et porté par les chefs d’une dizaine de nations (10 rois — Apocalypse 17.11, 12).

3. — Cet homme exceptionnel, doué d’une intelligence hors du commun (Il a 7 têtes) est revêtu d’une autorité sans borne. Dictateur sanguinaire, il s’imposera avec une rare brutalité, aussi la Bible le nomme-t-il « la Bête », une bête redoutable qui a la férocité du lion, le poids écrasant de l’ours et la rapidité du léopard. Qui osera lui résister sera déchiré, écrasé en un temps record.

A son sujet, notons brièvement :

— qu’il recevra de Satan l’empire universel, chose jamais vue :

« Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation. Et tous les habitants de la terre l’adoreront » (v. 7).

— l’humanité émerveillée ira jusqu’à l’adorer, se cramponnant à Lui comme à un (faux) sauveur :

« Et toute la terre était dans l’admiration derrière la bête. Ils adorèrent la bête, en disant : Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle » ? (v. 3).

— Blasphémateur, ennemi déclaré de Dieu, il persécutera les croyants et le peuple juif en particulier :

« Et il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes… Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, et son tabernacle, et ceux qui habitent dans le ciel. Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre » (v. 8).

— Le chapitre 13 de l’ Apocalypse fait mention d’une 2ème bête (11-18). C’est le faux-prophète qu’on pourrait prendre de loin pour un agneau (v. 11), ce qui explique pourquoi tant de croyants se laisseront séduire par ses discours et ses promesses. Il assiste l’Antichrist, lui est entièrement dévoué, et travaille à gagner les masses ignorantes et crédules par des prodiges (13-14) et une propagande mensongère inspirée par Satan (v. 11). L’Antichrist imposera un régime totalitaire au plan politique, économique et religieux (15-17). Quiconque refusera de lui emboîter le pas ou de porter les insignes du parti (?), sera boycotté (17) ; il ne pourra ni acheter, ni vendre.

— Le v. 18 cite un chiffre mystérieux (666) qu’il serait vain de vouloir décripter avant le temps :

« C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête (l’Antichrist). Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six ».

Ce verset fait partie des paroles scellées jusqu’au temps de la fin (Daniel 12.4). Le moment venu, — il viendra sûrement — les chrétiens vigilants seront en mesure de saisir la signification de ce nombre qui a fait couler beaucoup d’encre ; ainsi éclairés, les croyants ne céderont pas à la séduction ; prudents, ils ne se laisseront pas entraîner avec les masses derrière ce personnage. (Ce n’est sans doute pas pour rien que Jésus parlant des temps de la fin, utilise à plusieurs reprises les mots séduire ou séduction. Matthieu 24.4, 5, 11, 24). L’Apocalypse sera un livre précieux, de plus en plus nécessaire, voire indispensable aux enfants de Dieu.

Le règne de l’Antichrist et sa fin.

Le chapitre 9 de Daniel contient la fameuse prophétie des 70 semaines dont une partie est déjà accomplie. Au sujet de la dernière semaine (ou septaine d’années) voici ce qu’en dit le prophète :

« Le peuple d’un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire, et sa fin arrivera comme par une inondation… Il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine, et durant la moitié de la semaine, il fera cesser le sacrifice et l’offrande ; le dévastateur commettra les choses les plus abominables, jusqu’à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur » (Daniel 9.26-27).

On situe généralement la dernière semaine (ou septaine d’années) à la fin des temps. Celui qui est nommé « le chef » ou le « dévastateur » est certainement l’Antichrist dont le règne devrait durer 7 ans seulement ; sa fin sera brutale ; la simple venue en gloire du Christ balaiera cet homme pourtant au faîte du pouvoir et il sera jeté, vivant, avec le faux-prophète « dans l’étang de Feu » (Apocalypse 19.20).

Dans ce court règne (7 ans tout au plus), il faut distinguer deux périodes :

a) Dans la première moitié de ce règne et pour asseoir son pouvoir sur le monde entier, cet homme, comme nous l’avons dit, se rendra sympathique par l’annonce de mesures généreuses ou de réformes audacieuses destinées à améliorer le sort des démunis en particulier, ce qui lui attirera l’adhésion des masses. Les croyants non vigilants se laisseront séduire et lui accorderont leur suffrage. Même Israël sera gagné, qui fera avec lui une alliance trompeuse. Finalement, la terre entière, enthousiaste, lui emboîtera le pas. Elle aura, enfin !, trouvé son « sauveur » !

b) Il y aura un tournant « au milieu » de son mandat (Daniel 9.27) : durant les 3 ans et demi qui suivent, il se révèlera comme un affreux dictateur : « Il lui fut donné le pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois » (ou 3 ans et demi — Apocalypse 13.5). Courte période durant laquelle il persécutera sans pitié tous les opposants, manifestant ouvertement toute son hostilité à Dieu et aux croyants. Alors le Seigneur interviendra par de terribles évènements décrits dans l’Apocalypse. Cataclysmes et fléaux jetteront la panique parmi les multitudes rebelles. Heureusement, le Christ mettra fin à ce règne de ténèbres en venant glorieusement sur la terre, accompagné de ses élus ; toute résistance sera écrasée en un instant et le Christ entrera définitivement dans son règne.

« Et je vis la bête (l’Antichrist), et les rois de la terre, et leurs armées rassemblées pour faire la guerre à celui qui était assis sur le cheval (le Christ glorieux) et à son armée. Et la bête fut prise, et avec elle le faux prophète, qui avait fait devant elle les prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête et adoré son image. Ils furent tous les deux jetés vivants dans l’étang ardent de feu et de soufre » (Apocalypse 19.19-20).

L’apôtre Paul nous apprend que le Seigneur détruira cet impie comme par une chiquenaude, « par le souffle de sa bouche et l’éclat de son avènement » (2 Thessaloniciens 2.8). La puissance de Satan et de ses complices ne peuvent tenir devant le Tout-Puissant. Leur éclat s’évanouit comme celui de la lune dès que paraît le soleil. Alléluia !

La victoire du Christ est totale.

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