17 Le péché de Juda est écrit
avec un stylet de fer,
avec une pointe de diamant il est gravé
sur la tablette de leur cœur
et aux cornes de leurs autels,e
d Les vv. 1-4 manquent dans le grec.
e « leurs autels » Vulg. ; « les autels » hébr.
2 car leurs fils se souviennent
de leurs autels et de leurs pieux sacrés,f
près des arbres verts, sur les collines élevées.
f Littéralement « leurs ashéras », cf. Ex 34.13 ; Jg 2.13.
3 Ô ma montagne dans la plaine,
ta richesse et tous tes trésors,
je vais les livrer au pillage
à cause du péché de tes hauts lieuxg
sur tout ton territoire.
g Cf. 15.13. Nous transposons « à cause du péché de » avant « tes hauts lieux »; intervertis dans l’hébr.
4 Tu devras te dessaisirh de ton héritage
que je t’avais donné ;
je te rendrai esclave de tes ennemis
dans un pays que tu ne connais pas.
Car le feu de ma colère que vous avez allumé
brûlera pour toujours.i
h « te dessaisir », litt. « relâcher ta main », yadeka conj. ; « relâcher et par toi » ûbeka hébr.
i Variante par rapport à 15.14.
5 Ainsi parle Yahvé :
Maudit l’homme qui se confie en l’homme,
qui fait de la chair son appui
et dont le cœur s’écarte de Yahvé !
6 Il est comme un chardon dans la steppe :
il ne ressent rienj quand arrive le bonheur,
il se fixe aux lieux brûlés du désert,
terre salée où nul n’habite.
j Littéralement « il ne voit rien », verbe graphiquement très semblable à celui qui est employé dans le parallèle du v. 8, « il ne redoute rien », ce qui a entraîné pour ce dernier une erreur de vocalisation.
7 Béni l’homme qui se confie en Yahvé
et dont Yahvé est la foi.
8 Il ressemble à un arbre planté au bord des eaux,
qui tend ses racines vers le courant :
il ne redoute rien quand arrive la chaleur,
son feuillage reste vert ;
dans une année de sécheresse
il est sans inquiétude
et ne cesse pas de porter du fruit.
9 Le cœur est rusé plus que tout,
et pervers, qui peut le pénétrer ?
10 Moi, Yahvé, je scrute le cœur,
je sonde les reins,
pour rendre à chacun d’après sa conduite,
selon le fruit de ses œuvres.
11 Une perdrix couve ce qu’elle n’a pas pondu.
Ainsi celui qui se fait des richesses injustes :
au milieu de ses jours elles l’abandonnent
et en fin de compte il n’est qu’un insensé.
12 Un trône glorieux, sublime dès l’origine,
tel est notre lieu saint.
k Ces deux vv. ne semblent pas être de Jérémie cf. 7.1-15.
13 Espoir d’Israël, Yahvé,
tous ceux qui t’abandonnent seront honteux,
ceux qui se détournent de toi seront inscrits dans la terre,l
car ils ont abandonné la source d’eaux vives, Yahvé.
l « (Ceux qui se détournent) de toi » conj. ; « de moi » hébr. — « inscrits dans la terre », c’est-à-dire au shéol, parmi les morts.
14 Guéris-moi, Yahvé, et je serai guéri,
sauve-moi et je serai sauvé,
car tu es ma louange !
15 Les voici qui me disent :
Où est-elle, la parole de Yahvé ? Qu’elle s’accomplisse donc !m
m Les menaces de Jérémie ne se réalisent pas. On est donc avant 598.
16 Pourtant je ne t’ai pas poussé au pire,n
je n’ai pas désiré le jour fatal,
toi, tu le sais ;
ce qui sort de mes lèvres est à découvert devant toi.
n « (je ne t’ai pas poussé) au pire » litt. « je ne me suis pas pressé derrière toi pour le malheur » (lera`ah) conj. ; « je ne me suis pas pressé plus qu’un berger (mero`eh) derrière toi » hébr.
17 Ne sois pas pour moi une cause d’effroi,
toi, mon refuge au jour du malheur.
18 Qu’ils soient honteux, mes persécuteurs, et que je ne sois pas honteux, moi !
Qu’ils soient effrayés, eux, et que je ne sois pas effrayé, moi !
Fais venir sur eux le jour du malheur,
brise-les, brise-les deux fois !
19 Ainsi m’a parlé Yahvé : Va te poster à la porte des Enfants du peuple, par où entrent et sortent les rois de Juda, et à toutes les portes de Jérusalem.
o L’importance donnée ici au sabbat, inhabituelle chez Jérémie, fait généralement rejeter l’authenticité de ce passage.