2 Mes frères, ne mêlez pas à des considérations de personnes la foi en notre Seigneur Jésus Christ glorifié.q
q Littéralement « de gloire », cf. 1 Co 2.8.
r Littéralement « synagogue ». Seul passage du NT où l’assemblée chrétienne soit appelée ainsi, cf. 5.14. Certains y voient un indice que s’adressait à des Juifs devenus chrétiens, Ga 1.22.
5 Écoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n’a-t-il pas choisi les pauvres selon le monde comme riches dans la fois et héritiers du Royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment ?
s Les pauvres, 1.9-10, possèdent la vraie richesse, cf. 1 Co 1.17-29.
7 N’est-ce pas eux qui blasphèment le beau Nom qu’on a invoqué sur vous ?t
t Dans l’AT, le nom de Yahvé prononcé sur quelqu’un appelait sur lui la protection divine, Am 9.12 ; Isa 43.7 ; Jr 14.9. Dans le NT, c’est le nom de Jésus invoqué, par exemple au baptême, qui est l’unique moyen de salut, Ac 2.21. — Autre traduction « le beau nom que vous portez ».
8 Si donc vous accomplissez la Loi royale suivant l’Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien ;
10 Aurait-on observé la Loi tout entière, si l’on commet un écart sur un seul point, c’est du tout qu’on devient justiciable.
u « Jugement » ici au sens de condamnation. Le jugement appartient à Dieu seul, auteur de la Loi, 4.11-12 ; 5.9 ; cf. Ps 9.9. Il sanctionnera la pratique de la Loi, 1.25 ; 2.8, condensée dans la miséricorde.
14 À quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu’un dise : « J’ai la foi », s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ?
v Les développements précédents vont être éclairés par un exposé de principe. L’auditeur de la parole doit en être un exécuteur, 1.22-25 ; cf. 4.11. Le point de vue de Jacques n’est pas inconciliable avec celui que défend Paul, Rm 3.20-31 ; 9.31 ; Ga 2.16 ; 3.2, 5, 11s ; Ph 3.9. Ce que celui-ci refuse, c’est la valeur des œuvres humaines pour mériter le salut sans la foi au Christ. Une telle confiance en l’effort de l’homme pour se rendre juste méconnaît qu’il est foncièrement pécheur, Rm 1.18—3.20 ; Ga 3.22, et rend vaine la foi au Christ, Ga 2.21 ; cf. Rm 1.16. Mais Paul admet lui aussi que, une fois la justification reçue par pure grâce, la foi doit être active par la charité, 1 Co 13.2 ; Ga 5.6 ; cf. 1 Th 1.3 ; 2 Th 1.11 ; Phm 6, et accomplir enfin vraiment la loi, Rm 8.4, qui est la loi du Christ et de l’Esprit, Ga 6.2 ; Rm 8.2, la loi de l’amour, Rm 13.8-10 ; Ga 5.14. Chacun sera jugé selon ses œuvres, Rm 2.6. La pensée de Jc, y compris sur l’histoire d’Abraham, vv. 22-23, est cependant plus proche du judaïsme que celle de Paul.
w Littéralement « elle est morte en elle-même ».
18 Au contraire, on dira :x « Toi, tu as la foi, et moi, j’ai les œuvres ? Montre-moi ta foi sans les œuvres ; moi, c’est par les œuvres que je te montrerai ma foi.
x À l’interlocuteur des vv. 14 et 16, que Jacques prend maintenant à partie.
y L’insoumission des démons au vrai Dieu qu’ils reconnaissent, cf. Mc 1.24, 34, etc., ne les empêche pas de craindre sa colère à venir.
z Var. (Vulg.) « morte », cf. vv. 17 et 26.
a La tradition juive tenait Abraham pour le juste fidèle à Dieu, Si 44.19-21, ami de Dieu, 2 Ch 20.7 ; Isa 41.8, père des croyants, cf. Mt 3.8 ; Jn 8.39. sur ce point rejoint Paul, Rm 4.1, 16.
b Pas plus que Paul, ne regarde la foi d’Abraham comme une œuvre, Gn 15.6, cité v. 23 ; Rm 4.3 ; Ga 3.6, mais il insiste davantage sur les œuvres qui naissent de la foi, de la loi parfaite, 1.25 ; 2.8.
24 Vous le voyez : c’est par les œuvres que l’homme est justifié et non par la foi seule.
c « messagers », var. « espions », cf. He 11.31. Le thème était populaire dans le judaïsme.
26 Comme le corps sans l’âme est mort, de même la foi sans les œuvres est-elle morte.d
d Les vv. 17, 20, 24 trouvent leur conclusion dans la comparaison d’un corps privé du souffle de vie.