L'aspect objectif de notre salut comprend plus que la mort de Christ ; il comprend aussi sa résurrection, son ascension et son exaltation. Chacune de celles-ci contribue de façon importante au plan de rédemption.
Nous regarderons maintenant l'importance, la nature, la crédibilité et les résultats de la résurrection de Christ.
La résurrection de Christ est d'une suprême importance pour diverses raisons.
1. C'est la doctrine fondamentale du christianisme. Beaucoup de ceux qui admettent la nécessité de la mort de Christ nient cependant l'importance de sa résurrection corporelle. Par le lien fondamental de cette doctrine avec le christianisme, il est évident que la résurrection physique de Christ est extrêmement importante. Dans 1 Co. 15.12-19, Paul montre que tout repose sur la résurrection corporelle de Christ. Si Christ n'est pas ressuscité, la prédication est vaine (1 Co. 15.14), la foi des Corinthiens est vaine (1 Co. 15.14), les apôtres sont de faux témoins (1 Co. 15.15), les Corinthiens sont encore dans leurs péchés (1 Co. 15.17), ceux qui se sont endormis en Jésus ont péri (1 Co. 15.18) et les chrétiens sont les plus malheureux de tous les hommes (1 Co. 15.19). Dans tout le livre des Actes, la prédication apostolique a insisté sur la résurrection de Christ (Ac. 2.24, 32 ; 3.15, 26 ; 4.10 ; 10.40 ; 13.30-37 ; 17.31). Nous remarquons également la même chose dans les Epîtres de Paul (Ro. 4.24ss. ; 6.4, 9 ; 7.4 ; 8.11 ; 10.9 ; 1 Co. 6.14 ; 15.4 ; 2 Co. 4.14 ; Ga. 1.1 ; Ép. 1.20 ; Col. 2.12 ; 1 Th. 1.10 ; 2 Ti. 2.8) et dans d'autres Épîtres du Nouveau Testament (1 Pi. 1.21 ; 3.21 ; Ap. 1.5 ; 2.8). Il est donc clair que la résurrection constitue une partie essentielle de l'Évangile.
2. Elle joue un rôle important dans l'application du salut. Dieu a ressuscité Jésus-Christ et l'a élevé à sa droite pour le donner comme chef suprême à l'Église (Ép. 1.20-22). Il était nécessaire que Christ ressuscite avant de pouvoir baptiser le croyant dans le Saint-Esprit (Jn. 1.33 ; Ac. 1.5 ; 2.32ss. ; 11.15-17 ; 1 Co. 12.13 ; voir Jn. 14.16-19 ; 15.26 ; 16.7). Sa mort, sa résurrection et son ascension devaient avoir lieu avant qu'il puisse accorder des dons aux hommes (Ép. 4.7-13). Et il devait ressusciter et devenir Prince et Sauveur pour accorder la repentance et le pardon des péchés à Israël (Ac. 5.31). Paul résume bien la question lorsqu'il dit que, tandis que sa mort nous a réconciliés à Dieu, sa vie actuelle achève notre salut (Ro. 5.8-10). La résurrection est essentielle à l'application du salut qui nous est offert par la mort de Christ.
3. Elle est importante en tant que preuve de la puissance divine. La norme de la puissance divine souvent exprimée dans l'Ancien Testament était la puissance par laquelle il avait fait sortir Israël du pays d'Égypte. La fête annuelle de la Pâque servait à rappeler la main puissante de Dieu (Ex. 12). Dans le Nouveau Testament, la norme de la puissance, c'est celle que Dieu a manifestée dans la résurrection de Christ. Il était impossible que Christ soit retenu par la puissance de la mort (Ac. 2.24). Cette même puissance qui a ressuscité Christ d'entre les morts est à la disposition des chrétiens. Paul a prié que les croyants puissent connaître "quelle est envers nous qui croyons l'infinie grandeur de sa puissance... Il l'a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les cieux célestes" (Ép. 1.19ss.).
Dans cette étude, nous avons répété à plusieurs reprises qu'il s'agissait d'une résurrection corporelle, mais il nous faut maintenant en faire la preuve.
1. C'était une véritable résurrection. La théorie selon laquelle Christ ne serait pas vraiment mort, mais qu'il serait simplement tombé dans une sorte de pâmoison, et que l'air frais du tombeau et les épices l'auraient ranimé, est une grossière perversion de la claire signification des termes bibliques. Que Christ fût vraiment mort est évident du fait :
2. C'était une résurrection corporelle. Certains de ceux qui prétendent croire à la résurrection de Christ refusent cependant de croire que c'était une résurrection corporelle. Ils expliquent sa mort et sa résurrection comme étant simplement les deux côtés d'une même expérience ; par sa mort, il a quitté sa vie physique, et, par sa résurrection, il est entré dans sa vie spirituelle. Sa mort et sa résurrection sont donc présentées comme deux événements simultanés. Les apparitions de Christ sont expliquées comme n'étant que des apparitions de son esprit ou comme de simples hallucinations subjectives.
Plusieurs choses prouvent que Christ ressuscita corporellement. Après sa résurrection, Jésus lui-même déclara avoir de la chair et des os (Lu. 24.39). Matthieu affirma que les femmes qui rencontrèrent Christ le matin de la résurrection le saisirent par les pieds (Mt. 28.9). David prophétisa par l'Esprit que la chair de Christ ne verrait pas la corruption (Ps. 16.10 ; Ac. 2.31). Le tombeau était vide et les bandes pliées à part lorsque les disciples examinèrent le tombeau (Mc. 16.6 ; Jn. 20.57). Après être ressuscité, Christ mangea en présence de ses disciples (Lu. 24.41-43). Jésus fut reconnu par les siens après sa résurrection ; ils virent même la marque des clous (Lu. 24.34-39 ; Jn. 20.25-28). Jésus avait prédit qu'il ressusciterait corporellement (Mt. 12.40 ; Jn. 2.19-21). Dans le sépulcre, les anges déclarèrent qu'il était ressuscité comme il l'avait dit (Lu. 24.6-8). Et finalement, plusieurs passages des Écritures seraient inintelligibles s'il ne s'agissait que d'une résurrection spirituelle (Jn. 5.28ss. ; 1 Co. 15.20 ; Ép. 1.19ss.).
3. C'était une résurrection unique. Le fils de la veuve de Sarepta (1 Ro. 17.17-24), le fils de la Sunamite (2 Ro. 4.18-37), la fille de Jaïrus (Mc. 5.22-43), le jeune homme de Naïn (Lu. 7.11-17), Lazare (Jn. 11.1-44), Tabitha (Ac. 9.36-43) et Eutychus (Ac. 20.7-12) sont sans aucun doute morts à nouveau. Ils n'ont certainement pas reçu un corps de résurrection comme Christ en a reçu un. Au sujet du corps de résurrection de Christ, nous pouvons mentionner certains points.
1° C'était un vrai corps. On pouvait le toucher (Mt. 28.9) ; il avait de la chair et des os (Lu. 24.39).
2° Certaines personnes ont reconnu qu'il s'agissait du même corps, et non d'un autre. Christ lui-même a parlé de son côté percé (Jn. 20.27). Il semble même que ces marques de sa passion seront encore visibles lors de sa seconde venue (Za. 12.10 ; Ap. 1.7). À différentes occasions, nous lisons que les siens l'ont reconnu après la résurrection (Lu. 24.41-43 ; Jn. 20.16, 20 ; 21.7).
3° Après la résurrection, son corps était cependant différent à certains égards. Il passait au travers de portes fermées (Jn. 20.19) et il n'avait sans aucun doute pas besoin de manger ni de dormir après cela.
4° Il est maintenant vivant pour toujours (Ro. 6.9ss. ; 2 Ti. 1.10 ; Ap. 1.18).
La résurrection de Christ était un miracle, et la sorte de preuve nécessaire pour prouver ce fait est la même que pour prouver n'importe quel autre miracle. Vu que tous les miracles impliquent une dérogation par rapport au fonctionnement habituel des lois naturelles, on ne peut donc pas prouver les miracles en faisant référence à de telles lois. Il y a de solides preuves qu'ils se soient produits, mais ce ne sont pas des preuves du même genre que celles sur lesquelles les naturalistes insistent comme étant essentielles. Quelles sont certaines des preuves de la résurrection de Christ ?
1. L'argument tiré du témoignage. Dans ce que nous venons de dire, nous avons laissé sous-entendre que les manifestations exceptionnelles de la puissance de Dieu ne peuvent pas être déduites de celles qui sont habituelles. Elles doivent être établies sur d'autres bases. L'argument tiré du témoignage est une de celles-là. Trois choses sont nécessaires pour qu'un témoignage soit digne de confiance : les témoins doivent être des témoins de première main, être suffisamment nombreux et avoir une bonne réputation.
Les apôtres remplissent toutes ces conditions. Ils mentionnent à plusieurs reprises qu'ils ont été des témoins oculaires (Lu. 24.33-36 ; Jn. 20.19, 26 ; 21.24 ; Ac. 1.3, 21ss.). C'est-à-dire qu'ils ne fondent pas leur enseignement sur les comptes rendus de d'autres personnes. La Bible affirme que plus de cinq cent personnes ont vu le Seigneur ressuscité (1 Co. 15.3-8). L'Ancien Testament n'exige que deux ou trois témoins pour établir un fait (Deu. 17.6 ; Mt. 18.16), et nous voyons la même chose dans l'Église (2 Co. 13.1 ; 1 Ti. 5.19). Quant au caractère des témoins, il est suffisant de dire que ni les Écritures ni aucun adversaire honorable ne les ont jamais attaqués pour des questions de morale. Les apôtres n'auraient pu avoir aucune arrière-pensée en proclamant un fait aussi prodigieux. Ils ont proclamé la résurrection de Christ au risque de leur propre vie. Les disciples incrédules ont cru lorsqu'ils ont vu le Christ ressuscité et sont ensuite devenus d'infatigables hérauts de la résurrection. Les événements du matin de la résurrection et des quarante jours qui ont suivi semblent avoir eu lieu dans l'ordre suivant :
tôt ce matin-là, trois femmes sont venues au tombeau et ont vu les anges (Mt. 28.1-8 ; Mc. 16.1-7 ; Lu. 24.1-8) ; elles se sont séparées au tombeau même, Marie de Magdala allant l'annoncer à Jean et à Pierre (Jn. 20.1ss.), et les deux autres aux autres disciples qui se trouvaient probablement à Béthanie (Lu. 24.9-11). Puis Pierre et Jean ont couru au tombeau, devançant Marie, et s'en sont retournés sans avoir vu le Seigneur (Jn. 20.3-10). Après cela, nous avons douze apparitions de Christ, apparemment dans l'ordre suivant :
2. L'argument tiré de la cause et de l'effet. Tout effet a une cause. Il y a des effets dans l'histoire chrétienne dont il faut faire remonter la cause à la résurrection corporelle de Christ.
1° Il y a le tombeau vide. La Bible nous dit que le tombeau était vide. Si cela n'avait pas été vrai, il y aurait sûrement eu quelqu'un qui aurait montré que les disciples étaient des imposteurs, que le tombeau n'était pas vide. Le mensonge inventé par les souverains sacrificateurs et les anciens de cette époque, que les disciples étaient venus voler le corps pendant que les soldats dormaient, a été accepté comme vérité par certains modernes. Mais la preuve de la résurrection de Christ est établie sur le fait que les bandes qui avaient entouré le corps du Seigneur étaient à leur place ; seul le linge qui avait couvert sa tête avait été enlevé et plié à part (Jn. 20.57). Il n'aurait certainement pas pu en être ainsi si les disciples étaient venus voler le corps.
2° Le dimanche, jour du Seigneur, est un autre effet de la résurrection. Il est remarquable que les apôtres, qui étaient Juifs, se soient détournés de l'observance de leur sabbat consacré par l'usage, qui avait été donné dans le jardin d'Eden et qui était devenu un signe de l'alliance avec Dieu (Ex. 31.13 ; Éz. 20.12, 20), pour choisir le dimanche comme jour pour adorer Dieu. On ne peut expliquer l'origine du jour du Seigneur que sur la base que les disciples sont passés du samedi au dimanche en honneur de la résurrection physique de Christ et avec son approbation.
3° L'Église chrétienne est un effet qu'il faut aussi faire remonter au même événement. L'impression que la vie de Christ parmi eux avait faite sur ses disciples était grande, mais tous leurs espoirs s'étaient envolés lorsqu'il a été crucifié. Rien n'aurait pu inspirer à ces disciples découragés de se réunir ensemble pour la méditation et l'adoration d'un maître qu'ils considéraient comme mort. Rien n'aurait certainement pu les pousser à proclamer son nom à leurs confrères juifs en dépit de la persécution, sinon l'assurance absolue que Jésus-Christ était ressuscité d'entre les morts. Leurs réunions ont constitué les débuts de l'Église chrétienne. On ne peut donc expliquer l'Église chrétienne qu'en supposant la résurrection physique de notre Seigneur.
4° Et finalement, le Nouveau Testament lui-même est un effet de la résurrection. Comment ce livre aurait-il pu être écrit s'il n'y avait pas eu de résurrection ? Evans dit : "Si Jésus était demeuré dans le tombeau, l'histoire de sa vie et de sa mort y serait restée avec lui."1 Le Nouveau Testament est de toute évidence un effet de la résurrection de Christ.
1 — Evans, The Great Doctrines of the Bible, p. 91.
Quels sont les résultats de la résurrection de Christ ?
1. Elle atteste la divinité de Christ. Paul enseigne que Christ a été "déclaré Fils de Dieu avec puissance... par sa résurrection d'entre les morts" (Ro. 1.4). Christ avait présenté sa résurrection comme un signe qui serait donné au peuple d'Israël (Mt. 12.38-40 ; Jn. 2.18-22), et Paul déclare que c'est le signe de sa divinité.
2. Elle garantit l'acceptation de l'œuvre de Christ. Paul écrit que Christ "a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification" (Ro. 4.25). Nous pouvons avoir confiance que Dieu a accepté le sacrifice de Christ parce qu'il est ressuscité d'entre les morts.
3. Elle a fait de Christ notre souverain sacrificateur. Par sa résurrection d'entre les morts, il est devenu l'intercesseur, le directeur et le protecteur de son peuple (Ro. 5.9ss. ; 8.34 ; Ép. 1.20-22 ; 1 Ti. 2.5ss.). Il délivre non seulement son peuple de l'esclavage, mais il intercède aussi pour lui quand il en a besoin.
4. Elle assure de nombreuses bénédictions additionnelles. La résurrection de Christ a pourvu à la réalisation personnelle du salut qu'il a donné en accordant la repentance, le pardon, la régénération et le Saint-Esprit (Jn. 16.7 ; Ac. 2.33 ; 3.26 ; 5.31 ; 1 Pi. 1.3). Sa résurrection est, de plus, la base de l'assurance du croyant d'avoir à sa disposition toute la puissance dont il a besoin pour vivre et servir (Ép. 1.18-20). Si Dieu a pu ressusciter Christ d'entre les morts, il peut pourvoir à tous les besoins du croyant (Ph. 3.10). La résurrection de Christ est une garantie que nos corps aussi seront ressuscités d'entre les morts (Jn. 5.28ss. ; 6.40 ; Ac. 4.2 ; Ro. 8.11 ; 1 Co. 15.20-23 ; 2 Co. 4.14 ; 1 Th. 4.14). En outre, la résurrection de Christ est la preuve concrète que Dieu nous donne qu'il y aura un jugement des justes et des injustes (Ac. 10.42 ; 17.31 ; voir Jn. 5.22). Le jour du jugement a été fixé et le juge choisi. Dieu en a donné l'assurance à tous les hommes en ressuscitant Christ d'entre les morts. Finalement, la résurrection de Christ a préparé la voie pour qu'il puisse s'asseoir sur le trône de David dans le royaume à venir (Ac. 2.32-36 ; 3.19-25).
Il faut faire une distinction entre l'ascension de Christ et son exaltation. L'ascension de Christ parle de son retour au ciel dans son corps de résurrection, l'exaltation de Christ est l'acte du Père par lequel il a donné au Christ ressuscité et monté au ciel une position d'honneur et de puissance à sa droite.
Le Nouveau Testament enseigne à plusieurs reprises que Christ est monté au ciel après sa résurrection. Matthieu et Jean ne racontent pas son ascension, et Marc n'y fait allusion qu'en un seul verset, et cela à la tout fin de son Évangile (Mc. 16.19), passage contesté par plusieurs.
Dans son Évangile (Lc. 24.50ss.) et dans les Actes (Ac. 1.9), Luc en donne certains détails. Bien que le récit historique soit peu détaillé, cela ne nous laisse cependant pas sans enseignement sur l'ascension. Bien que Jean ne décrive pas le retour corporel de Christ au ciel, il nous présente cependant Christ comme l'ayant clairement prédit (Jn. 6.62 ; 20.17 ; voir Jn. 13.1 ; 15.26 ; 16.10, 16, 28). Paul en a parlé (Ép. 4.8-10 ; Ph. 2.9 ; 1 Ti. 3.16), comme Pierre d'ailleurs (1 Pi. 3.22) ainsi que l'auteur de l'Épître aux Hébreux (Hé. 4.14). Il est donc évident que l'Église primitive considérait l'ascension comme un fait historique.
La critique moderne s'objecte à la réalité de l'ascension principalement sur deux points. Premièrement, elle prétend que notre connaissance de l'univers exclut la croyance que le ciel soit un endroit précis au-dessus et au-delà des étoiles. Mais la Bible n'indique pas où se situe le ciel, bien qu'elle le présente aussi bien comme un lieu que comme un état. Le ciel est l'endroit où Dieu habite, où sont les anges et les esprits des justes, et où Christ est allé avec un vrai corps. Un tel corps doit occuper un espace. Les anges, n'étant pas infinis, ne peuvent pas être partout en même temps ; il faut qu'ils soient à un endroit précis. De même Christ a dit : "Je vais vous préparer une place" Jn. 14.2).
Deuxièmement, la critique moderne prétend qu'un corps tangible ou palpable n'est pas adapté à une demeure extra-terrestre. Mais c'est ignorer le fait que les étoiles et les planètes sont extra-terrestres, et qu'elles sont cependant matérielles. Paul dit : "Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres" (1 Co. 15.40). Si nous admettons la résurrection corporelle de Christ, la question du départ corporel de Jésus de cette terre ne présente pas de difficulté. En fait, ascension corporelle de Christ est la présupposition historique nécessaire à la croyance à son retour corporel, puisqu'il doit revenir sur terre comme il en est parti, et en notre propre résurrection corporelle, puisque nous serons comme lui.
Les Écritures parlent également de l'exaltation de Christ. Luc la mentionne à plusieurs reprises (Ac. 2.33 ; 5.31) ; Paul l'enseigne (Ro. 8.34 ; Ép. 1.20 ; Ph. 2.9 ; Col. 3.1) ; l'auteur de l'Épître aux Hébreux la mentionne (Hé. 10.12) ; et Jésus lui-même la laisse sous-entendre (Mt. 22.41-45 ; Ap. 3.21 ; voir Ps. 110.1).
Un certain nombre de choses sont comprises dans l'exaltation de Christ. Christ a été "couronné de gloire et d'honneur" (Hé. 2.9). Cette gloire se voit dans le "corps de sa gloire" (Ph. 3.21) actuel. Jean l'a vu dans ce corps sur l'île de Patmos (Ap. 1.12-18). Nous voyons la gloire et l'honneur dans le fait qu'il a reçu un nom qui est au-dessus de tout nom (Ph. 2.9). Le Seigneur fait allusion à son nouveau nom (Ap. 3.12 ; 19.12ss.). Avec ce nouveau nom, il y a aussi eu son intronisation à la droite du Père (Mt. 28.18 ; Hé. 10.12). C'est là qu'Étienne l'a vu (Ac. 7.55ss.). Un jour, Christ s’assiéra sur son propre trône (Mt. 25.31). Dans cet acte était aussi inclus sa nomination comme tête de son corps, l'Église (Ép. 1.22). Il dirige maintenant les affaires de son Église. Il remplit le rôle de souverain sacrificateur (Hé. 4.14 ; 5.5-10 ; 6.20 ; 7.21 ; 8.1-6 ; 9.24), offrant son propre sang (1 Jn. 2.1ss.) et priant pour que les siens soient gardés et unis (Lu. 22.32 ; Jn. 17). Aujourd'hui, les anges, les dominations et les autorités lui sont tous soumis (1 Pi. 3.22). En fait, toutes choses ont été mises sous ses pieds (Ép. 1.22). Dans ce sens, il est aujourd'hui le roi d'un royaume (Col. 1.13 ; Ap. 1.9).
Les résultats de son ascension et de son exaltation peuvent être traités ensemble.
1° Il est maintenant non seulement au ciel, mais spirituellement présent partout. Il remplit tout (Ép. 4.10). Il est donc l'objet idéal de l'adoration de toute l'humanité (1 Co. 1.2).
2° Il a "emmené des captifs" (Ép. 4.8). Cela peut vouloir dire que les croyants de l'Ancien Testament ne sont plus dans l'Hadès, mais qu'ils ont été transférés au ciel. Il est clair que, à sa mort, le croyant du Nouveau Testament va directement dans la présence immédiate de Christ (2 Co. 5.6-8 ; Ph. 1.23).
3° Il est entré dans son ministère sacerdotal au ciel (Hé. 4.14 ; 5.5-10 ; 6,20 ; 7.21 ; 8.1-6 ; 9.24).
4° Il a accordé aux siens des dons spirituels (Ép. 4.8-11). Il s'agit à la fois de dons personnels à des individus (1 Co. 12.4-11) et de dons à son Église (Ép. 4.8-13).
5° Il a répandu son Esprit sur son peuple (Jn. 14.16 ; 16.7 ; Ac. 2.33) et il accorde la repentance et la foi aux hommes (Ac. 5.31 ; 11.18 ; Ro. 12.3 ; 2 Ti. 2.25 ; 2 Pi. 1.1), et il baptise les croyants dans l'Église (Jn. 1.33 ; 1 Co. 12.13). Ce sont là les conséquences de son ascension et de son exaltation. Il est évident que nous ne pouvons pas nous arrêter à la mort de Christ, aussi importante soit-elle, si nous voulons avoir une rédemption complète ; la résurrection corporelle, l'ascension et l'exaltation de Christ doivent aussi être des faits historiques.