Je veux t’aimer

FRIGIDITÉ

« Que le mari rende à la femme ce qu’il lui doit et que la femme agisse de même avec son mari ».

1 Corinthiens 7.3

Certains hommes se plaignent : Leur épouse refuse de leur accorder les joies légitimes des relations physiques. Naturellement, les maris ne sont pas sans reproches … et il s’en faut. Mais nombreux sont ceux qui souffrent sincèrement de voir leur vie conjugale se traîner dans l’ennui et l’irritation. C’est dommage ! Le résultat de ces refus réitérés, c’est l’amertume et parfois l’infidélité. On va chercher ailleurs ce qu’on devrait trouver chez soi (Proverbes 5.15-16). Quoiqu’on en dise, la satisfaction sexuelle est un remède à la convoitise. N’est-ce pas ce que semble dire l’Écriture : « Pour éviter l’impudicité (litt. : la prostitution) que chacun ait sa femme … » (1 Corinthiens 7.2).


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Les raisons des réticences de l’épouse sont multiples mais pas toujours justifiées. Certaines, par exemple, se montrent allergiques à tout rapport sexuel à cause de fausses notions héritées vraisemblablement du milieu familial.

Je reçus un jour les confidences d’un couple apparemment uni. Très vite, la conversation m’apprit que les deux n’avaient pas vraiment de vie intime. La femme refusait de se donner parce qu’elle considérait l’acte charnel comme un péché de sensualité qu’elle repoussait avec dégoût.

Quoique de bonne foi, cette épouse se trompait. Elle oubliait ou ignorait que l’instinct sexuel est un don du Créateur et l’acte charnel « un dû » à son conjoint : « Que la femme rende à son mari ce qui lui est dû » (sur le plan physique – 1 Corinthiens 7.3). Donc, l’amour charnel est un devoir élémentaire et la satisfaction sexuelle un cadeau à offrir à à celui qu’on aime.

Dieu est sage qui a créé cet instinct pour le bien du couple et son édification. La preuve en est que l’écrivain sacré s’adressant à des époux qui, « pour un temps et en plein accord » se seraient abstenus de relations intimes, leur recommande vivement de ne pas rester trop longtemps séparés de peur que Satan ne les tente ». C’est pourquoi, conseille-t-il « retournez ensemble », car de telles relations apaisent les époux et vivifient l’union conjugale.

L’épouse dont nous avons parlé plus haut comprit son erreur et changea totalement d’attitude lorsqu’elle admit que son comportement était un manque d’amour à l’égard de son mari très éprouvé de voir sa femme insensible à ses luttes et à ses supplications. En réalité, bien qu’elle prétendait l’aimer, cette femme s’inquiétait fort peu de son bonheur, l’essentiel étant pour elle d’avoir une bonne conscience devant Dieu. Une conscience bien mal éclairée cependant. Convaincue d’égoïsme, elle demanda pardon à son mari qui me révéla plus tard :

– Maintenant, c’est merveilleux !

Dans la plupart des cas, les épouses sont réticentes par désir de vengeance, exaspérées par un conjoint égoïste et sensuel. Si nous ne pouvons approuver de tels maris, nous ne pouvons pas davantage donner raison à de telles compagnes. On n’arrange rien par la vengeance. Riposter par l’amour est infiniment plus efficace, même si les progrès sont jugés trop lents chez l’autre. Animée par « la charité qui espère tout », la femme continuera de regarder celui qui l’éprouve avec espérance et elle persévèrera coûte que coûte dans l’attente de choses meilleures.

Il semble que certaines épouses ignorent, elles aussi, que l’homme et la femme sont fondamentalement différents. Plus psychique, avons-nous dit, la femme vibre plutôt dans son âme et se satisfait d’un amour platonique alors que le mari vibre davantage dans son corps et ressent parfois des désirs assez violents. Et lorsque tel époux croit pouvoir s’ouvrir à son conjoint pour lui expliquer ses luttes – le partage est chose excellente – sa compagne se montre choquée de constater qu’un chrétien si sérieux puisse se trouver encore aux prises avec de si vulgaires tentations. Et pour l’aider à les vaincre au plus vite et radicalement, elle se fait l’instrument de Dieu en lui tenant « la dragée haute ». Dame ! Il faut que « le chéri » apprenne à se dominer et à freiner ses élans.

Non. La femme ne peut demander à son époux de freiner constamment. Les automobilistes savent fort bien que les freins trop utilisés s’échauffent et se détériorent. Et lorsqu’ils sont à bout de course, arrive la catastrophe. De même dans les foyers. Quand les relations sont trop espacées, exceptionnelles, la pression sexuelle grandit et tourmente le mari. Le mariage devient alors une épreuve et la déception risque d’entraîner des tensions et de regrettables conflits entre les époux.

Etes-vous frigide de nature ? N’en faites pas un prétexte pour échapper à votre devoir. La Bible ne reconnaît-elle pas que la femme sera amenée « à s’inquiéter des moyens de plaire à son mari » (1 Corinthiens 7.34) ? C’est pourquoi, refusez de subir votre nature. Dieu peut la changer. Et par sa grâce, il vous sera possible de surmonter votre indifférence pourvu que vous y soyez déterminée. Le désir naît et se développe lorsque l’on cherche le bien de son mari. Femme, ne le négligez pas. N’oubliez pas de « l’inviter » : il vous en sera reconnaissant.

DIALOGUE

1. – ELLE : Etes-vous réticente à tout rapport sexuel ? Savez-vous pourquoi ? Pourriez-vous dire simplement et sans reproche, ce qui vous retient et vous empêche de vous donner ?

2. – ELLE : Avez-vous reconnu votre désobéissance à la Parole de Dieu (1 Corinthiens 7.1-7 et Proverbes 5.15-20) et reconnu votre manque d’amour à l’égard de votre conjoint que vous avez frustré de joies légitimes ? Quand avez-vous eu pour la dernière fois des relations avec votre mari ? Voulez-vous changer d’attitude envers lui ? Ne manquez pas d’apporter votre « frigidité » à Celui qui pardonne, purifie le cœur et communique la force d’aimer.

3. – ELLE et LUI : Pardonnez-vous réciproquement en bénissant Celui qui vous a rapprochés l’un de l’autre.

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